Je ne suis qu’un mendiant mais j’ai de l’écolier
Le front étincelant et les poches chargées…
J’ai beau rêver debout je ne suis pas chevalier
Je ne sauve ni roi ni princesse en danger
Je crois toujours aux fées et même sans le sou…
Inutile fardeau qui a conquis des larmes
Le gout amer et doux du sel de ses dessous
Je veux ne plus me battre et rendre là mes armes…
Et laisser le soleil éclairer nos matins
Rebondir sur nos pas en déroulant le jour
Et glisser sur nos corps pour embrasser mutin
Ta peau de soie qui sent si bon le rire amour…
Je veux ne plus me battre et rendre là les armes
Je ne suis pas ce prince adoré des madones
Et j’ai vu dans leurs yeux comme un ciel gris de Parme
A damner les doués et les cœurs qui s’étonnent …
Décevoir au vent mauvais et ne pas être digne
On me disait béni et pourtant mon étoile
A fait au bleu du ciel une tache maligne
Un cancer du bonheur comme un bateau sans voiles…
Décevoir au vent mauvais et ne pas être digne
Voila mon équipage et ma barque embrumée !
Je reste sur le quai à guetter tous les signes
Bruits de pas légers lumières allumées…
Amour est ma fortune et mon seul blanc navire
Ni maison ni argent juste un cœur et ses lignes…
Je dois me relever ne pas les voir me fuir
Ne plus les décevoir et enfin être digne…